Maisons du Monde a terminé le premier semestre 2026 avec 64 millions d’euros de pertes nettes. Le chiffre reste lourd, même s’il est inférieur aux 75,6 millions enregistrés un an plus tôt, période marquée par 50 millions d’euros de charges exceptionnelles. Cette fois, le signal d’alarme vient surtout de l’activité : le chiffre d’affaires recule de 7,1 %, à 412,8 millions d’euros, dans un marché où les ménages repoussent leurs achats et surveillent davantage leurs dépenses.
La baisse des ventes touche les magasins comme le commerce en ligne, avec des replis respectifs de 5 % et 12 %. Face à ces difficultés financières, l’enseigne mise sur la modernisation de ses points de vente et prévoit de revoir son site d’ici à fin 2027. Le refinancement conclu en juillet a aussi changé la donne : les fonds britanniques Alteri Investors et Eicos Investment Group détiennent désormais près de 95 % du capital, après la conversion d’une large part de la dette en actions. Mais le redressement reste à construire, dans un secteur de l’ameublement sous pression.
Maisons du Monde : les chiffres clés du premier semestre
- Perte nette de 64 millions d’euros, contre 75,6 millions au premier semestre 2025.
- Chiffre d’affaires de 412,8 millions d’euros, en baisse de 7,1 % sur un an.
- Recul des ventes de 5 % en magasin et de 12 % en ligne.
- Dette de 216 millions d’euros à fin juin, avant l’accord de refinancement bouclé en juillet.
- Aucune prévision financière publiée pour la suite de l’exercice.

Un déficit moins lourd, mais une activité toujours en recul
Les résultats semestriels montrent une perte nette de 64 millions d’euros. La comparaison avec 2025 demande toutefois de la prudence : la perte de 75,6 millions d’euros de l’an dernier incluait 50 millions de charges exceptionnelles. La baisse du déficit ne suffit donc pas à masquer l’affaiblissement des ventes.
Le chiffre d’affaires atteint 412,8 millions d’euros, soit 7,1 % de moins qu’un an auparavant. Les magasins résistent mieux que le site, mais les deux canaux reculent. Les résultats détaillés sont présentés dans le bilan du premier semestre publié par le groupe et dans cette synthèse des résultats semestriels.
L’inflation et le coût des déplacements pèsent sur les achats d’ameublement, souvent reportables. Les consommateurs peuvent aussi se tourner vers des articles moins chers, tandis que la concurrence de la fast fashion, notamment sur internet, accentue la pression sur les prix. Pour les enseignes, chaque vente devient plus difficile à défendre.
La dette réduite après le refinancement de juillet
À la fin juin, la dette du groupe s’élevait à 216 millions d’euros. L’accord conclu en juillet a permis d’en convertir une large partie en actions au bénéfice d’Alteri Investors et d’Eicos Investment Group, qui contrôlent désormais près de 95 % du capital. Cette opération a réduit la pression financière immédiate, sans régler à elle seule le problème de rentabilité.
La direction ne publie pas de prévisions financières et ne promet pas de reprise rapide. François-Melchior de Polignac estime que les clients continueront à différer certains achats ou à choisir des produits moins coûteux. Le refinancement éloigne donc une urgence, mais il ne garantit pas un retour à l’équilibre.

Moderniser les magasins et le site pour relancer l’enseigne
Maisons du Monde a engagé la modernisation de ses magasins et prévoit de poursuivre le chantier sur son site internet d’ici à fin 2027. L’objectif affiché n’est pas de courir après la croissance à tout prix, mais de rendre le modèle plus sain et rentable sur le long terme. La prochaine feuille de route doit être actualisée avec les nouveaux actionnaires.
Cette stratégie de redressement devra répondre à une question concrète : comment donner envie d’acheter sans sacrifier les marges ? Les promotions peuvent attirer les clients sensibles aux prix, comme le montrent les pages consacrées aux offres Maison du Monde repérées en ligne. Mais des remises répétées ne suffisent pas à rétablir durablement les comptes si la demande reste faible.
Un secteur de l’ameublement sous pression
Les difficultés de l’enseigne s’inscrivent dans un contexte tendu pour le commerce de détail spécialisé. Quand le carburant coûte plus cher et que les ménages limitent leurs dépenses, un meuble ou un objet décoratif peut attendre. La baisse des ventes en ligne, plus marquée que celle des magasins, souligne aussi l’enjeu de rendre le parcours d’achat numérique plus convaincant.
Le groupe avance donc sur plusieurs fronts : alléger la dette, rénover les points de vente et actualiser son site. Les prochains résultats diront si ces changements peuvent enrayer les pertes financières, au-delà du répit apporté par le refinancement.
Questions fréquentes sur les pertes de Maisons du Monde
Quel est le montant des pertes de Maisons du Monde au premier semestre 2026 ?
L’enseigne a enregistré une perte nette de 64 millions d’euros sur les six premiers mois de 2026.
Pourquoi le chiffre d’affaires de Maisons du Monde baisse-t-il ?
Le groupe évoque un marché difficile, l’inflation, des clients qui reportent leurs achats ou choisissent des produits moins chers, ainsi qu’une forte concurrence.
Qui détient désormais près de 95 % du capital ?
Après l’accord de refinancement bouclé en juillet, les fonds britanniques Alteri Investors et Eicos Investment Group détiennent ensemble près de 95 % du capital.
Quelle est la stratégie de redressement annoncée ?
Maisons du Monde modernise ses magasins et prévoit de renouveler son site internet d’ici à fin 2027. Le groupe veut privilégier un modèle rentable plutôt qu’une croissance rapide du chiffre d’affaires.








